RSE

3 questions à André Sobczak : Vers de nouveaux horizons...

28 juin 2022
André Sobczak, co-titulaire de la chaire Impact Positif depuis sa création en 2012, quitte ses fonctions à Audencia pour de nouveaux horizons au sein d'Eurocities. Retour sur l'évolution de la chaire et ses actions en 3 questions.

Depuis la création de la Chaire Impact Positif et aujourd’hui, quels changements avez-vous observés dans le domaine de la RSE ?

Aujourd’hui, les enjeux RSE sont pris beaucoup plus au sérieux qu’il y a 10 ans. Les projets que nous développons avec nos partenaires sont désormais au cœur de leur business model et de leur stratégie, ce qui rend nos travaux encore plus passionnants ! Je ne suis pas d’accord avec celles et ceux qui considèrent que la RSE est dépassée et qu’il faut la remplacer par un autre concept, plus ambitieux. Pour moi, la RSE a toujours été un processus d’apprentissage par lequel une entreprise engage ses différentes parties prenantes, internes et externes, pour améliorer sa performance et son impact dans le domaine écologique, social et économique. Elle ne se limite donc aucunement à réduire les impacts négatifs ou à traiter des enjeux en marge de la stratégie de l’entreprise. Ce n’est pas parce que le processus d’apprentissage est long et permanent qu’il faut disqualifier les pratiques plus modestes qui ont été engagées il y a quelques années, dès lors qu’elles n’ont constitué qu’une première étape et qu’elles ont ensuite été complétées par des actions beaucoup plus profondes. Même s’il y a une grande urgence écologique et sociale, faisons attention à ne pas exiger de toutes les entreprises de transformer immédiatement leur business model, laissons leur le temps de progresser, mais vérifions qu’elles se donnent les moyens de progresser réellement et soutenons-les dans cette démarche de progrès !

Quelle action de la Chaire Impact Positif vous a le plus marquée ?

C’est indéniablement l’initiative #NégoTraining que nous avons développée dans le cadre de la Plateforme RSE de la métropole nantaise. Nous avons pu mobiliser notre expertise et celle de nombreux partenaires pour créer une formation gratuite qui a eu un impact positif sur plus de 3.400 femmes et qui leur a permis de renforcer leur confiance en elles et de mieux valoriser leurs connaissances et leurs compétences. J’en profite pour remercier toutes celles et tous ceux qui ont permis de créer et de développer cette initiative au cours des 4 dernières années, et tout particulièrement Anne-Laure Guihéneuf, Ameline Bordas et Gwenaëlle Valenta. Je continuerai à suivre cette belle initiative à distance, et je sais que, grâce au plan stratégique ECOS d’Audencia qui fixe l’objectif de 10.000 femmes formées à #NégoTraining d’ici 2025, elle va de toute manière continuer à essaimer !

Comment voyez-vous l’avenir pour la Chaire Impact Positif ?

Je suis très confiant sur l’avenir de la Chaire, car de plus en plus d’entreprises comprennent que, pour assurer leur performance et leur pérennité, le levier de la RSE est indispensable. Elles savent qu’elles doivent intégrer la transition écologique et sociale au cœur de leur business model, de leur stratégie, de leurs pratiques de management et de leur communication, mais elles s’interrogent souvent sur la manière de conduire cette transformation profonde. L’écosystème de la Chaire constitue une opportunité formidable pour accompagner les entreprises dans leurs réflexions et leurs actions. Au-delà de son expertise, l’équipe de la Chaire sait fédérer des partenaires et concevoir des projets de recherche et pédagogiques qui sont adaptés à chaque entreprise et qui créent de la valeur pour toutes les parties prenantes. A titre personnel, j’espère que la Chaire continuera son ancrage territorial, tout en s’ouvrant également à des projets à dimension européenne, comme l’illustre le projet de recherche-action Fairwork qui établit un classement des plateformes numériques selon la qualité de leurs conditions de travail.

 


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