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Le marketing implicatif : le replay est disponible !

12 mai 2021
Le marketing implicatif : Une autre façon de penser, enseigner et pratiquer le marketing

Les mots « marketing » ou « communication », sont souvent associés à l’idée de « consommation à outrance », « consommation de masse », à la futilité. Ces deux notions provoquent, d’ailleurs parfois, des réactions épidermiques chez les « consomm’acteurs » que nous sommes devenus, soucieux de notre impact écologique et social notamment. Pour autant, depuis quelques années, le marketing et la communication ont amorcé une mue, prenant justement en compte les enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux. C’est ce qu’on appelle le marketing implicatif. Mais comment le définir réellement ? Marketing et impact positif sont-ils antinomiques ? Retour sur le webinaire Marketing implicatif Une autre façon de penser, enseigner et pratiquer le marketing* proposé par la chaire Impact Positif le 11 mai dernier.

Penser le marketing et la communication autrement

Selon Florence Touzé, Co-titulaire de la chaire Impact Positif d’Audencia et auteure du livre “Marketing, les illusions perdues“ (Ed° La Mer Salée), le public est de plus en plus exigeant voire intransigeant vis-à-vis du marketing et de la communication. Il attend d’eux par exemple, « qu’ils les aiguillent sur son mode de consommation, qu’ils lui proposent des solutions utiles et belles ou encore plus de transparence ». Et le marketing implicatif, au lieu d'intervenir uniquement en bout de chaîne, est présent dès l’entame d’un projet, en impliquant toutes les parties prenantes (entreprise, collaborateur, consommateur…). Le but final étant de trouver une solution soutenable, gagnante de part et d’autre.

Pratiquer le marketing et la communication autrement

Une pratique différente du marketing que le Groupe Eram a mise en place il y a quelques années, avec le programme Change For Good pour l’ensemble des marques du groupe. Alexandra Gibou, responsable de projet seconde main du Groupe Eram, explique que le groupe a été amené à repenser sa stratégie marketing grâce aux remontées régulières du terrain. A savoir, une demande récurrente et croissante des clients « que les enseignes, les marques les aident à consommer mieux, qu’elles mettent en place des actions responsables concrètes ».

Que ce soit par la suppression des sacs plastiques, dans la production des produits, la gestion des stocks, ou encore plus d’offres de service… Cela a commencé par des changements dans quelques marques du groupe, comme Bocage, puis progressivement, cela est appliqué à l’ensemble des enseignes.

Enseigner le marketing et la communication autrement

Penser et pratiquer le marketing autrement, c’est bien, encore faut-il former, sensibiliser les chargé.e.s de marketing ou de communication de demain. « Impliquer toutes les parties prenantes [étudiants, professeurs, entreprises, partenaires, recruteurs…] quand on est une école, est absolument central » témoigne Sylvie Chancelier, Directrice du programme Audencia SciencesCom. Depuis une quinzaine d’années la RSE est au programme d’Audencia Sciencescom, mais sans toujours de lien entre ces cours. Récemment, le contenu a fortement évolué avec une approche plus transverse, en insufflant une approche épistémologique du marketing (en se posant la question du « pourquoi » notamment) pour répondre au plus près des problématiques posées par les partenaires, ou les médias. Comme pour le groupe Eram, l’école s’est adaptée à la réalité du terrain.

Envie d’en savoir plus ? C’est par ici  Replay

 

*Avec :

  • Florence Touzé, Co-titulaire de la chaire Impact Positif | Audencia 
    Auteure du livre “Marketing, les illusions perdues“ (Ed° La Mer Salée)
  • Alexandra Gibou, Responsable de projet seconde main | Groupe Eram
    Promo SC 2013
  • Sylvie Chancelier, Directrice du programme Audencia SciencesCom | Audencia

Animation : Brigitte Neveu-Dérotrie, Fondatrice | Yélen Communication
Promo PGE 1985


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